Le bulletin de vote, une pierre quatre coups !

BV

Madame, Monsieur, cher-e-s ami-e-s,

Dans quelques heures, la campagne du premier tour des élections législatives qui aura lieu ce Dimanche se terminera. Avant d’aller partager un moment de fraternité avec les citoyen-ne-s qui, dans la continuité de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, se sont engagé-e-s à mes côtés dans cette campagne, je tenais à vous écrire ces quelques mots. Le rythme harassant de cette campagne ininterrompue depuis 17 mois m’a éloigné quelque peu du clavier. Comme 94% des candidat-e-s de La France Insoumise, la politique n’est pas mon métier. J’ai 27 ans, je vis à Lille et je suis salarié. J’occupe un poste de Conseiller Clientèle dans le secteur de l’énergie. Si j’ai pu mener la campagne présidentielle tout en continuant mon travail de Conseiller Clientèle à temps plein, j’ai fait le choix d’un congé non rémunéré pour mener pleinement cette bataille des législatives.

Le 23 Avril dernier, lors du 1er tour de l’élection présidentielle, 7 millions de français-e-s ont voté pour le candidat de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Une immense majorité de celles et ceux qui ont fait ce choix, l’ont fait pour la raison la plus politique qui soit : le programme « L’Avenir en Commun ». Nombreux sont les citoyen-ne-s qui nous signifient leur attachement à ce programme qui est le plus raisonnable de tous car il s’attaque radicalement aux trois urgences de notre temps : l’urgence démocratique, l’urgence sociale et l’urgence écologique. Dans le contexte de pilonnage médiatique et politique que chacun connait, il aura manqué 600 000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour être qualifié au second tour de l’élection présidentielle.

Au lieu de cela, les français-e-s ont eu droit à un deuxième tour entre l’extrême-marché représenté par Emmanuel Macron et l’extrême-droite de Marine Le Pen. L’abstention et le nombre de votes blancs et nuls ont atteint des records lors de ce second tour qui n’enthousiasmait guère que les ravis du macronisme. De très nombreux français ont voté pour Emmanuel Macron sans adhérer le moins du monde à son programme ultralibéral qui annonce une ère d’irresponsabilité écologique et sociale. Il s’agissait d’un vote de peur, contraint par la menace du Front National. C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron a été élu.

Néanmoins, depuis l’élection du nouveau Président de la République, les médias poursuivent leur travail promotionnel des louanges du nouveau Prince ! Maintenant qu’il a été élu, il s’agirait en prime de lui donner les pleins pouvoirs ! Et dans le pays raisonne la petite musique selon laquelle il faudrait « laisser sa chance à Emmanuel Macron. » La question ne se pose pas en ces termes. La vraie question est : Pour quoi faire ?

En effet, la nomination du premier gouvernement, avec à sa tête, un premier ministre de droite ancien lobbyiste du nucléaire, des ministres de droite aux principaux postes de commandements économiques et globalement, des gens qui sont en accord avec les politiques de droite libérales menées par LR et le PS depuis plus de 10 ans a éclairci la trajectoire de la « Marche ». La présence de Nicolas Hulot à la transition sociale et écologique dans cette attelage improbable participe du trompe l’oeil progressiste sensé masquer la dure réalité que ce gouvernement prépare. Qui peut croire sérieusement que Bruno Le Maire soit devenu assez antiproductiviste pour valider les thèses de Nicolas Hulot ? Nous devons refuser cette logique des petites phrases comme « tout le monde a des bonnes idées », « il faut arrêter avec l’idéologie et la conflictualité en politique », « maintenant qu’il est élu, c’est normal de lui donner la majorité ». Non ! Car la politique, comme l’économie, qu’on le déplore ou non, ce ne sont que des questions de rapport de force entre des intérêts divergents. Le dire, ce n’est pas être sectaire. C’est au contraire être réaliste.

L’affaire Fillon avait largement pollué la campagne présidentielle mais l’affaire Ferrand est venue nous rappeler que, si avec Macron, les personnages et les costumes ont changé, sur la forme comme sur le fond, le scénario demeure ! D’ailleurs, ll s’agira toujours d’appliquer les politiques libérales impulsées par la Commission Européenne.
Ces derniers jours, grâce à la presse, les intentions de Macron et de son gouvernement ont été démasquées. La remise en cause du Code du Travail souhaitée par ce gouvernement est d’une ampleur sans précédent, venant achever ce que la Loi El Khomri du gouvernement PS avait commencé autoritairement. Cette remise en cause du Code du Travail serait, au nom de la lutte contre le chômage et la compétitivité, une priorité absolue. Le bilan du quinquennat Hollande, comme les études de l’OCDE montrent pourtant bien qu’il n’y a aucune corrélation entre la baisse des droits des salariés et la baisse du chômage. C’est une vue de l’esprit appliquée au seul service des actionnaires. La réalité du chômage dans ce pays, comme de l’activité économique, n’est pas un problème de Code du Travail mais un problème de relance de l’activité que la finance jugule par sa prédation sans borne sur l’économie réelle. C’est pour cela que nous voulons une politique de relance de l’activité de manière socialement utile et écologiquement soutenable. Malgré une crise écologique et sociale d’une gravité absolue, la priorité de ce brave Macron à qui il conviendrait maintenant de « laisser sa chance », c’est de casser le Code du Travail et de faire en sorte qu’il y en ait, en définitive, un par entreprise ! Il est aussi question de la transposition de l’Etat d’Urgence dans le droit commun.

Bref, à part les ballons de baudruche et les actions de campagne à l’américaine qui enthousiasment les amoureux d’un renouvellement dont ils ignorent qu’il n’est en réalité qu’un maquillage pour poursuivre le travail commencé par les gouvernements précédents, que renouvelle vraiment Macron ? A peu près rien sans doute. Il aura tout de même réussi cette habileté de neutraliser les vieux partis politiques traditionnels (PS, LR).

Je mets en garde, en faisant miens les mots de Jean-Luc Mélenchon.
Désormais, les français sont prévenus : s’ils font les moutons autour du berger Macron, ils seront tondus !

Dans ce contexte que, comme beaucoup, je juge inquiétant et grave, j’appelle les français-e-s à utiliser ce Dimanche le bulletin de vote des candidat-e-s de La France Insoumise soutenu-e-s par Jean-Luc Mélenchon (nos bulletins de vote portent le logo de la lettre « Phi » et seront ainsi faciles à reconnaitre) pour faire d’une pierre quatre coups :

  • Ne pas donner une voix au Front National
  • Refuser de donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron
  • Signifier à ceux qui ont gouverné depuis 15 ans (PS, LR…) qu’ils ne peuvent apparaitre comme un recours à ce qu’ils ont eux-mêmes commencé et que nous ne leur accordons plus notre confiance
  • Permettre que soit représentée à l’Assemblée Nationale la voix de l’humanisme social et écologique que nous incarnons

Si les 7 millions de français-e-s qui avaient voté pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France Insoumise, le 23 Avril dernier, restent groupés derrière le bulletin de vote France Insoumise à cette élection législative et refusent la dispersion suggérée par le nombre de candidatures, nous serons en capacité de nous maintenir au second tour, Dimanche soir, dans 78% des circonscriptions du pays. Dès lors, la majorité est à portée de mains et ce sera notre programme « L’Avenir en Commun » qui s’appliquera.

Si nous ne sommes pas majoritaires, nous serons malgré tout vos députés à l’Assemblée Nationale, insoumis aux puissants et fidèles à l’idéal humaniste et écologiste qui nous anime. Nous serons une opposition cohérente, stable et sûre, sur laquelle vous pourrez compter sans craindre des prises de position éloignées des motivations qui vous auront amenées à nous élire.

Je profite de l’occasion que m’offrent ces quelques lignes pour vous dire le dévouement des bénévoles et nombreux volontaires de La France Insoumise. Nous ne sommes tenus par aucun intérêt particulier dans notre engagement. Seules nos convictions forment la source intarissable de notre détermination.

Dimanche, par vos bulletins de vote, c’est vous qui déciderez quelles sont les valeurs que vous voulez voir gouverner et qui sont les hommes et les femmes, à vos yeux, dignes de vous représenter.

Dans le secret de l’isoloir, chaque voix pèse le même poids et chaque voix comptera.

Pour ma part, je vous le dis : si les électrices et électeurs de la 1ère circonscription du Nord me font l’honneur de me qualifier au second tour Dimanche soir, je ferai mien le devoir de l’emporter le Dimanche suivant avec la détermination absolue qui me caractérise.

Avec amitié,

Adrien QUATENNENS,
Candidat de La France Insoumise soutenu par Jean-Luc Mélenchon,
1ère circonscription du Nord

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